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Balaklava (XIX0023)

Sku: XIX0023 Category:

Gravure militaire du XIXe siècle originale de Giuseppe Rava : Balaklava, 25 octobre 1854 — la charge de la Brigade légère pendant la guerre de Crimée. Édition limitée, signée à la main, format SRA3. Expédition dans le monde entier.

Plage de prix : €23.00 à €70.00

Balaklava, 25 octobre 1854 : la charge de la Brigade légère

De toutes les actions de la guerre de Crimée, une seule est restée dans les mémoires plus que les autres, et ce fut une erreur. À Balaklava, la Brigade légère britannique — environ six cent soixante-dix cavaliers — chargea sur plus d’un mille au fond d’une vallée bordée d’artillerie russe des deux côtés, droit sur une batterie déployée à l’autre extrémité. La charge dura une vingtaine de minutes et coûta près d’un tiers de la brigade.

L’ordre mal compris

Lord Raglan, qui observait depuis les hauteurs, voyait ce que ses commandants dans la vallée ne pouvaient pas voir : des troupes russes emportant les canons pris sur les hauteurs du Causeway. Son ordre était de les en empêcher. Porté en contrebas par le capitaine Nolan et remis à Lord Lucan, il perdit son point de référence. Lucan demanda de quels canons il s’agissait ; Nolan désigna — les témoignages divergent sur le geste — la mauvaise extrémité de la vallée. Lucan transmit l’ordre à Lord Cardigan, qui lança la brigade contre la batterie des cosaques du Don, au fond de la Vallée Nord. Nolan fut tué dans les premières minutes, si bien que le malentendu ne fut jamais dissipé par le seul homme qui aurait pu l’expliquer.

Le reste de la bataille

Balaklava ne se réduit pas à la Brigade légère. Le même jour, le 93e Highlanders tint sa ligne face à la cavalerie russe dans une formation que le correspondant William Russell décrivit par une expression passée dans la langue anglaise, la mince ligne rouge, et la Brigade lourde brisa une formation russe plusieurs fois supérieure en nombre par une courte charge en montée qui fut, tactiquement, le véritable succès de la journée. L’une et l’autre sont largement oubliées, parce que ni l’une ni l’autre ne fut un désastre.

La part française

La France engagea en Crimée le contingent le plus nombreux de la coalition, plus de trois cent mille hommes au total, et y perdit le plus grand nombre de soldats — en majorité du choléra et du typhus plutôt que du feu ennemi. À Balaklava même, ce sont les chasseurs d’Afrique du général d’Allonville qui chargèrent les batteries russes des hauteurs de Fedioukine et couvrirent la retraite des survivants de la Brigade légère. Sans cette intervention, les pertes britanniques auraient été bien plus lourdes.

Pourquoi ce récit s’est imposé

Tennyson publia son poème six semaines plus tard, et les dépêches de Russell pour le Times avaient déjà atteint le public britannique : la guerre de Crimée fut le premier conflit rapporté par télégraphe et photographié alors qu’il se déroulait encore. La charge devint l’exemple moderne par excellence du courage gâché par un commandement incapable, et cette lecture fut accessible au public en quelques semaines plutôt qu’en quelques décennies.

L’œuvre originale de Giuseppe Rava

Giuseppe Rava restitue la cavalerie légère britannique telle qu’elle se présentait réellement en octobre 1854 : le 11e Hussards en pantalon cramoisi, le 17e Lanciers à l’insigne de la tête de mort, le shako et la pelisse, le sabre porté incliné. Les détails d’uniforme suivent les tenues régimentaires conservées et les photographies de l’époque, non l’illustration postérieure.

Tirage d’art en édition limitée, signé à la main par l’artiste, format SRA3 sur papier fine art. Expédition dans le monde entier.

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