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La bataille de Friedland : la charge du 12e cuirassiers, 1807 (NAP0254)

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Friedland, 14 juin 1807 : le 12e cuirassiers vu de face, un cheval à terre. La charge telle qu’on la reçoit — et la bataille où l’artillerie a pris la place de la cavalerie.

Plage de prix : €49.00 à €199.00

Friedland, 1807 : le 12e cuirassiers, vu de face

Le régiment arrive droit sur le spectateur : cuirasses, casques à crinière, épées hautes, l’aigle au milieu, le numéro 12 sur les schabraques, le trompette en rouge sur son cheval blanc. Et sur la droite, ce que les tableaux de charge montrent rarement — un cheval à terre et son cavalier qui tombe avec lui.

Le cheval est la partie fragile

On protège l’homme et pas la monture, pour une raison simple : une cuirasse pour cheval coûterait le poids que le cheval doit justement porter. Résultat, dans une charge ce qui s’écroule d’abord, ce sont les chevaux — abattus, blessés, ou simplement épuisés — et un cuirassier démonté au milieu d’une mêlée est un homme lourd, à pied, avec une arme faite pour être utilisée à cheval. La montagne de matériel qui le rend redoutable en selle le condamne dès qu’il en descend.

Recevoir une charge

De face, on comprend ce que voyait l’infanterie : une ligne qui grandit, le bruit avant l’image, et le calcul impossible de savoir si le carré tiendra. Il tient presque toujours, si personne ne court. C’est pourquoi les charges de cavalerie contre de l’infanterie formée échouent le plus souvent — et pourquoi, quand elles réussissent, c’est parce que quelqu’un a bougé une seconde trop tôt.

Friedland, ou le jour où l’artillerie prend la main

Le 14 juin 1807, l’armée russe combat adossée à la rivière Alle, avec la ville et ses ponts dans le dos. La décision ne vient pas de la cavalerie mais du général Sénarmont, qui fait avancer ses batteries jusqu’à quelques dizaines de mètres des colonnes russes et tire à mitraille à bout portant. En quelques minutes le centre russe cesse d’exister. C’est l’une des premières fois où l’artillerie de campagne est employée non pour préparer l’assaut, mais pour le remplacer.

Ce que la journée a produit

Friedland met fin à la guerre : deux semaines plus tard, Napoléon et Alexandre se rencontrent sur un radeau au milieu du Niémen et signent Tilsit. C’est le sommet du système impérial — et c’est aussi le traité qui crée le duché de Varsovie et impose à la Russie le Blocus continental, c’est-à-dire les deux fils qui, cinq ans plus tard, ramèneront cette même armée en Russie.

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