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La charge des chars égyptiens à Qadesh (EVA0059)

Sku: EVA0059 Category:

Deux hommes à bord au lieu de trois, un arc au lieu d’une lance, et les fantassins qui couraient à pied le long des roues : ce à quoi servait vraiment le char égyptien.

Plage de prix : €23.00 à €70.00

Les chars égyptiens à Qadesh : deux hommes et la machine bâtie autour d’eux

Les chars vont à pleine vitesse, les chevaux sous de hauts plumets noirs, des flèches en l’air et des flèches déjà plantées dans le sol. Regardez qui se trouve à bord : deux hommes, pas trois — l’un conduit, l’autre tire. Et regardez le premier plan, où des fantassins courent à pied le long des roues. Ce détail n’est pas décoratif : ces hommes avaient une fonction, et la plupart des représentations de Qadesh les omettent.

Deux hommes, c’est une doctrine, pas une économie

Le char égyptien portait un conducteur et un archer. Le char hittite en portait trois — conducteur, porte-bouclier et lancier — et pesait davantage. Ce sont deux idées opposées de ce à quoi sert un char. La machine égyptienne est une plateforme de tir mobile : elle approche, tire, se dégage. La machine hittite est une arme de choc, faite pour arriver et rester. Chacune avait raison selon sa propre tactique, et à Qadesh elles se rencontrèrent.

L’arme est l’arc ; le char ne fait que le porter

L’arc composite — corne, bois et tendon collés en couches — mettait une puissance réelle dans un objet assez court pour être bandé debout sur un véhicule lancé. Tout le sens de l’attelage est là. Un char sans archer est un moyen de transport. L’archer de cette planche porte une cuirasse d’écailles, ce qui dit assez ce que l’armée pensait de lui : il valait la peine d’être protégé.

La vitesse à la place de l’armure

Un char égyptien pesait une trentaine de kilos. Bois cintré, ligatures de cuir, roues à six rayons, essieu très reculé pour la stabilité en virage. Rien n’y est solide, et c’est voulu : il survit en n’étant pas là où la flèche arrive. Tout l’appareil visible — harnais, plumets, panneaux peints — repose sur un châssis qu’un homme pouvait porter sur l’épaule.

Les hommes qui courent à côté

Les sources égyptiennes les appellent peherer, les coureurs de chars : des fantassins qui suivaient les attelages au pas de course. Ils achevaient les blessés, récupéraient les chevaux échappés, protégeaient un char immobilisé. Un char qui s’arrête est sans défense, et il fallait quelqu’un sur place à ce moment-là. Ils sont au premier plan, à gauche, et ils tiennent l’allure.

Un char, c’est surtout un problème d’entretien

De la colle, du cuir cru, du bois cintré à la vapeur et deux chevaux : chacune de ses parties sèche, se détend ou boite. La charrerie exigeait des ateliers, des spécialistes et une réserve d’animaux dressés — d’où le fait qu’elle fût l’arme d’un État riche et non de qui en voulait une. Ce que Qadesh a réellement mis à l’épreuve, ce sont deux économies — et le combat est dans EVA0065.

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