pour commander : WhatsApp : +39 334 753 2953

La phalange macédonienne de Pyrrhus : les sarisses de face (EVA0051)

Sku: EVA0051 Category:

Les sarisses pointées vers le spectateur : ce qu’une pique de six mètres fait à celui qui la porte, pourquoi la phalange est imbattable de face et inutile de flanc, et d’où vient vraiment l’expression.

Plage de prix : €49.00 à €70.00

La phalange macédonienne, vue d’où l’on ne voudrait pas être

Les pointes viennent vers celui qui regarde. Ce n’est pas un choix de composition parmi d’autres : c’est la seule façon de montrer ce qu’était une phalange, car de face on ne voit pas des hommes, on voit une surface de fer qui avance. À droite, au-dessus des piques, la tour d’un éléphant. Nous sommes en Italie, au début du IIIe siècle avant notre ère, et ceux qui regardent cela sont des Romains.

La sarisse donne tout et enlève tout

Cinq à six mètres de pique, tenue à deux mains, avec un petit bouclier suspendu au cou puisque les mains sont prises. Un homme ainsi armé ne peut presque rien faire d’autre que tenir son rang : il ne peut ni se battre en duel, ni se retourner vite, ni combattre seul. En échange, les pointes des cinq premiers rangs dépassent devant le premier homme — qui attaque de face doit franchir cinq couches de fer avant d’atteindre quelqu’un.

Imbattable de face, inutile de flanc

Le défaut est logé dans la qualité. Une formation aussi dense ne peut changer de direction sans se défaire, et sur terrain rompu elle s’ouvre toute seule : un fossé, une oliveraie, une colline suffisent. Rome ne bat pas la phalange avec une meilleure arme — elle la bat avec un plus mauvais terrain et des unités capables de manœuvrer séparément, c’est-à-dire avec le système manipulaire appris des Samnites, sujet de la planche EVA0055.

Les éléphants, et ce qu’ils ont réellement fait

Pyrrhus les amène en Italie en 280 av. J.-C. et les Romains n’en ont jamais vu : ils les appellent « bœufs lucaniens ». Le premier effet est réel — les chevaux romains refusent l’odeur et la cavalerie se débande — mais il dure une bataille ou deux. Une arme qui agit par surprise cesse d’agir quand la surprise s’épuise, et à Bénévent les éléphants finiront par enfoncer les lignes de Pyrrhus plutôt que celles de Rome.

La victoire à la Pyrrhus

L’expression est dans toutes les langues et vient d’ici. Pyrrhus gagne à Héraclée et à Ausculum, et perd la guerre. La raison n’est pas tactique mais arithmétique : Rome remplaçait ses pertes par de nouvelles levées italiques, lui non — chaque vétéran épirote tombé en Italie était irremplaçable à mille kilomètres de chez lui. On peut gagner toutes les batailles et perdre quand même, si l’adversaire peut se permettre de perdre et pas vous.

Rechercher

« Je vous conseille vivement de vous abonner à la newsletter ! »

Abonnez-vous à la newsletter : recevez les offres et les nouveautés du blog directement dans votre boîte mail.