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La bataille de Wagram : la charge du 4e cuirassiers, 1809 (NAP0234)

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Wagram, 1809 : les cuirassiers du 4e chargent la pointe en avant. À quoi sert vraiment une charge, et pourquoi le trompette est habillé de rouge sur un cheval blanc.

Plage de prix : €49.00 à €199.00

Wagram, 1809 : la charge du 4e régiment de cuirassiers

Cuirasses d’acier sur habits bleus à parements rouges, casques de laiton à crinière et plumet rouge, épées droites tendues en avant, une aigle au milieu de l’escadron et le numéro 4 sur les schabraques. Au centre, un homme habillé autrement que tous les autres : le trompette, en rouge, sur un cheval blanc.

Le trompette n’est pas un détail décoratif

Une fois la charge lancée, la voix ne porte plus. Tout le commandement passe par la trompette : le ralliement, le changement de direction, la halte. Il faut donc que le trompette soit trouvable en une seconde au milieu de trois cents hommes identiques — d’où les couleurs inversées et, souvent, la monture claire. C’est un système de commandement déguisé en excentricité vestimentaire.

Ce que la cuirasse fait, et ce qu’elle ne fait pas

Sept à neuf kilos d’acier arrêtent un coup de taille, une pointe mal appuyée et une balle en fin de course. Ils n’arrêtent pas une balle de mousquet tirée à cinquante mètres, et n’ont jamais prétendu le faire. Le vrai rendement de la cuirasse est ailleurs : elle rend le cavalier plus difficile à tuer dans la mêlée, celle qui suit le choc, et elle terrifie ce qu’elle charge. Une ligne d’acier qui arrive au galop est un argument avant d’être une arme.

À quoi sert une charge comme celle-ci

Presque jamais à percer. À Wagram — la plus grande bataille livrée jusqu’alors, plus de trois cent mille hommes sur deux jours — la grosse cavalerie fut lancée pour acheter du temps pendant que se mettait en batterie l’énorme réunion d’artillerie qui devait ouvrir le centre autrichien. Vingt minutes gagnées par des cuirassiers, payées par des cuirassiers, pour permettre à cent canons de se placer. C’est cela, une charge : une dépense calculée.

La pointe en avant

Regardez les lames : elles sont tendues, pas levées pour frapper. La doctrine française privilégiait l’estoc, la lourde épée droite servant de lance : un homme transpercé tombe, un homme entaillé continue parfois de se battre. Les Britanniques soutenaient l’inverse et affûtaient pour tailler. La différence tient en un mot — et elle se lit dans la position des bras de cette planche.

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