for order: WhatsApp: +39 334 753 2953

Les Normands à Civitate, 1053 (MED0094)

Sku: MED0094 Category:

Gravure militaire originale de Giuseppe Rava : les Normands à Civitate, 1053, cavalerie de choc et défaite de l’armée pontificale en Capitanate. Édition limitée, signée à la main, format SRA3. Expédition dans le monde entier.

Plage de prix : €49.00 à €70.00

Les Normands à Civitate, 1053

En juin 1053, près de Civitate, en Capitanate, quelques centaines de chevaliers normands affrontèrent l’armée rassemblée par le pape Léon IX pour les chasser d’Italie méridionale. Ils l’emportèrent, capturèrent le pontife et le retinrent neuf mois. L’épisode résume en quelques heures ce que les Normands accomplirent dans le Sud en deux générations : venus comme mercenaires, ils finirent par gouverner.

De mercenaires à seigneurs

Les premiers Normands étaient arrivés en Pouille et en Campanie au début du XIe siècle, engagés tour à tour par des princes lombards, par les Byzantins et par leurs adversaires. C’étaient des cadets sans terre, issus d’un duché où l’héritage revenait à l’aîné, vendant le seul bien qu’ils possédaient : l’aptitude à combattre à cheval. En trente ans, les fils de Tancrède de Hauteville transformèrent des contrats en comtés, et des comtés en une seigneurie autonome que personne n’avait autorisée.

Pourquoi Civitate fut décisive

L’armée pontificale était composite : contingents souabes envoyés par l’empereur, milices italiennes, troupes levées sur place. Les Normands, conduits par Onfroi de Hauteville, Richard d’Aversa et Robert Guiscard, alignaient au contraire une cavalerie homogène, entraînée à charger en ordre serré. Ils frappèrent d’abord les ailes les plus faibles, les dispersèrent, puis se retournèrent contre l’infanterie souabe, qui combattit jusqu’à l’anéantissement. Victoire de la qualité sur le nombre — et le pape dut négocier avec ceux qu’il était venu expulser.

L’équipement

Giuseppe Rava montre le chevalier normand du milieu du XIe siècle : haubert de mailles fendu pour la selle, casque conique à nasal, écu en amande — forme conçue précisément pour protéger la jambe du cavalier — lance et épée longue. C’est l’équipement même qui combattrait à Hastings en 1066, sur l’autre front de l’expansion normande.

Les conséquences

Six ans plus tard, à Melfi, la papauté reconnut formellement Robert Guiscard comme duc de Pouille et de Calabre en échange de sa vassalité : d’ennemis, ils devenaient défenseurs de l’Église. À partir de cette base, les Normands enlevèrent la Sicile aux Arabes en trente ans de campagnes et fondèrent le royaume qui unifierait le Midi italien.

Rechercher
Rechercher

« Je vous conseille vivement de vous abonner à la newsletter ! »

Abonnez-vous à la newsletter : recevez les offres et les nouveautés du blog directement dans votre boîte mail.