Verdun, 1916 (XX0007)
Gravure militaire du XXe siècle originale de Giuseppe Rava : Verdun, 1916 — la plus longue bataille de la Première Guerre mondiale, sur la Meuse. Édition limitée, signée à la main, format SRA3. Expédition dans le monde entier.
€23.00
Verdun, 1916 : dix mois sur un front de quinze kilomètres
La bataille de Verdun s’ouvrit le 21 février 1916 par un bombardement de neuf heures mené par environ 1 200 pièces allemandes et s’acheva le 18 décembre, après 302 jours. Elle demeure la plus longue bataille de la Première Guerre mondiale et l’une des plus longues dont on garde mémoire. Les pertes totales sont généralement estimées entre 700 000 et 800 000 tués, blessés et disparus, réparties presque également entre les deux armées.
Le plan allemand
L’intention déclarée d’Erich von Falkenhayn n’était pas la percée mais l’usure : attaquer une position que l’armée française ne pourrait abandonner pour des raisons de prestige, et la saigner à blanc par l’artillerie. Verdun, ville fortifiée sur la Meuse ceinturée de forts, correspondait à cette description. Savoir si Falkenhayn a réellement formulé ce plan en ces termes avant la bataille, ou s’il l’a reconstruit après coup dans ses mémoires, fait débat chez les historiens depuis un siècle.
La Voie Sacrée
La réponse française fut logistique avant d’être tactique. Les voies ferrées coupées, une unique route secondaire venant de Bar-le-Duc devint la seule ligne de ravitaillement de l’armée : quelque 3 500 camions par jour y acheminaient hommes, munitions et vivres, sur ce que Maurice Barrès baptisa la Voie Sacrée. Philippe Pétain institua par ailleurs le système de la noria, faisant tourner les divisions dans le secteur au lieu de les y laisser jusqu’à destruction — si bien qu’environ soixante-dix pour cent de l’armée française passa par Verdun, ce qui explique que la bataille soit entrée dans la mémoire nationale comme une expérience collective et non régimentaire.
Le terrain
Le fort de Douaumont tomba presque sans combat le 25 février et fut repris en octobre. Entre ces deux dates, les villages de Fleury, Douaumont, Cumières et cinq autres furent détruits si complètement qu’ils ne furent jamais reconstruits : ils conservent aujourd’hui une existence juridique de communes sans habitants. L’ossuaire de Douaumont abrite les restes non identifiés d’environ 130 000 hommes des deux armées.
L’œuvre originale de Giuseppe Rava
Giuseppe Rava restitue l’infanterie française de 1916 d’après l’équipement conservé et les photographies : l’uniforme bleu horizon introduit l’année précédente, le casque Adrian, le fusil Lebel, le chargement individuel porté en ligne. Le terrain est rendu tel que les sources le décrivent : craie et argile retournées, sans végétation, entièrement façonnées par le feu de l’artillerie.
Tirage d’art en édition limitée, signé à la main par l’artiste, format SRA3 sur papier fine art. Expédition dans le monde entier.
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