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César contre les Vénètes, 56 av. J.-C. : la bataille navale gagnée aux faux (ROM0267)

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56 av. J.-C., golfe du Morbihan : la flotte de César affronte les meilleurs marins de la côte atlantique et les bat avec des perches munies de faux, faute d’éperons efficaces.

Plage de prix : €49.00 à €490.00

César contre les Vénètes, 56 av. J.-C. : la bataille navale gagnée aux faux

Les Vénètes d’Armorique étaient les meilleurs marins de la côte atlantique, et leurs navires étaient faits pour cela : hautes coques de chêne, fonds plats pour les eaux à marée, voiles de cuir et chaînes de fer à la place des cordages. Les éperons romains ne les entamaient pas et les abordages romains n’atteignaient pas leurs ponts. Dans le golfe du Morbihan, en 56 av. J.-C., la flotte de César commandée par Decimus Brutus affronta un adversaire techniquement supérieur, dans ses propres eaux.

Des navires faits pour un océan, non pour une mer

César les décrit lui-même, presque avec admiration. Fonds plats, pour se poser sur l’estran quand la mer se retire sur des kilomètres. Charpente de chêne aux baux épais d’un pied, assemblée à clous de fer gros comme le pouce. Voiles de peau, parce que le lin ne tient pas un coup de vent atlantique. Ancres sur chaînes plutôt que sur cordages. Tout y répond à un problème que la Méditerranée ignore.

Pourquoi l’éperon ne servait à rien

L’éperon agit contre une coque légère conçue pour la vitesse en eau calme. Contre une membrure de chêne prévue pour reposer sur la roche deux fois par jour, c’est l’éperonneur qui souffre. De plus les navires vénètes dominaient les navires romains : les traits tombaient d’en haut et il fallait grimper pour aborder. Sur les deux points qui décident un combat naval méditerranéen — la manœuvre et l’éperon — Rome était surclassée.

Une réponse non pas navale, mais mécanique

De longues perches terminées par des faux aiguisées, tendues depuis les ponts romains pour accrocher et trancher les drisses qui tenaient les voiles ennemies. Un navire privé de voile est immobile, et un navire immobile peut être cerné et abordé par deux ou trois bâtiments à la fois. Puis le vent tomba, ce qui acheva d’immobiliser une flotte à voile et sans rames. Les deux moitiés du résultat comptent : l’astuce, et le temps qui l’a rendue décisive.

Ce que César fit ensuite

Il fit exécuter le conseil des Vénètes et vendre le reste de la population comme esclaves, et il l’écrit sans détour, invoquant le sort réservé aux envoyés qu’ils avaient retenus. C’est l’un des passages où les Commentaires cessent d’être un récit de campagne pour devenir une déclaration sur ce qui arrive à un peuple qui résiste.

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