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Infanterie américaine dans les Ardennes, hiver 1944 (XX0048)

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Infanterie américaine dans les Ardennes, décembre 1944 — la bataille telle qu’elle fut livrée : des groupes isolés tenant les carrefours, et un froid qui coûta plus d’hommes que le feu.

Plage de prix : €23.00 à €490.00

Les Ardennes vues du trou de tirailleur

Infanterie américaine pendant l’hiver 1944. L’offensive des Ardennes se raconte d’ordinaire d’en haut : armées, axes de progression, forme du saillant. Au niveau que montre cette scène, c’était autre chose — de petits groupes d’hommes, souvent sans liaison avec quiconque au-dessus d’eux, décidant de tenir un carrefour une heure de plus.

Qui tenait réellement ce front

Le secteur passait pour calme et était gardé en conséquence : des divisions fraîchement arrivées des États-Unis et sans expérience du combat, et des divisions retirées pour se reconstituer après les pertes lourdes de l’automne. Ce sont elles qui encaissèrent le premier choc. Que la ligne ait plié sans rompre doit beaucoup à des unités qui, sur le papier, étaient les moins prêtes à recevoir une attaque.

La bataille des carrefours

Les Ardennes ont peu de routes, et l’offensive suivait un horaire qui en dépendait. Des groupes et des sections bloquant un carrefour une demi-journée avant de se replier sur le suivant privèrent l’attaque de la seule chose qu’elle ne pouvait pas rattraper : des heures. Une grande part de cette action retardatrice fut improvisée sur place, par des officiers ignorant s’il restait quelqu’un sur leurs flancs.

Le froid

Les températures descendirent bien au-dessous de zéro et les unités étaient équipées pour l’automne. Pieds de tranchée et gelures mirent des dizaines de milliers d’hommes hors de combat, dans certaines unités davantage que le feu allemand. Les armes gelaient, les véhicules ne démarraient pas, et un sol trop dur à creuser faisait d’un trou individuel une affaire d’heures et non de minutes.

Combattre sans savoir

Les liaisons tombèrent tôt, les réfugiés et les rumeurs comblèrent les vides, et le matériel américain capturé qu’employaient les unités d’infiltration allemandes fit de chaque visage inconnu une question. Pour le fantassin, les premiers jours se livrèrent presque sans information fiable — ce qui est la condition dans laquelle se décident en réalité la plupart des batailles défensives.

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