Infanterie italienne à l’assaut, Grande Guerre : le sifflet et les barbelés (XX0095)
Infanterie italienne à l’attaque pendant la Première Guerre mondiale — le sifflet de l’officier, les barbelés non coupés et la mécanique d’un assaut qui échouait presque toujours pour la même raison.
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Le sifflet et les barbelés — comment commençait réellement un assaut
L’officier au centre tient un pistolet d’une main et un sifflet entre les dents. Tout ce que montre cette scène découle de ces deux objets : le signal qui déclenche la progression, et le fait qu’une fois lancée on n’entendait plus rien d’autre.
Commander au sifflet
Les lignes téléphoniques de campagne étaient coupées par les obus en quelques minutes et les agents de liaison mettaient trop de temps. Dans les cent derniers mètres avant un assaut, le sifflet était le seul système de commandement qui fonctionnait : un coup pour sortir, et ensuite l’attaque se déroulait sur ce qui avait été dit aux hommes auparavant. C’est pourquoi le briefing d’avant l’attaque comptait davantage que les ordres donnés pendant le combat.
Les barbelés au premier plan
Le fil de fer barbelé, et non la mitrailleuse, était le problème tactique central de cette guerre. La préparation d’artillerie devait l’ouvrir ; sur le karst de l’Isonzo, les obus retournaient souvent le réseau sans y créer de brèche, et l’infanterie à qui l’on avait promis un passage libre arrivait devant un obstacle intact, immobilisée. C’est le moment où se décidait la plupart des assauts.
Fusil, baïonnette et charge portée
Le Carcano modèle 1891 baïonnette au canon, la musette et les cartouchières, le drap gris-vert : un fantassin franchissait un terrain bouleversé avec vingt à trente kilos sur le dos. La baïonnette était mise moins parce qu’elle servait souvent que parce qu’un fusil muni d’une baïonnette ne peut pas être confondu, de loin, avec un homme qui s’est arrêté.
Pourquoi l’attaque frontale continua
Le front de l’Isonzo était étroit, montagneux et sans flanc à tourner : il n’y avait nulle part où manœuvrer. Les commandements successifs conclurent que la position ne pouvait être prise qu’au poids des hommes, à force de répétition, et les offensives continuèrent d’être ordonnées selon cette logique bien après que leur coût fut devenu évident.
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